Outsider Art Magazine


mercredi 25 mars 2015

FILM: l'histoire des jardin végétaux de Josep Pujiula, le Tarzan de Argelaguer, au coeur d'un long métrage

Josep-Pujiula-Labrynth-c-Alastair-Philip-Wiper-3-jardins vegetaux - art brut outsider
Jordi Morato présente son premier long-métrage, Sobre la marxa. Un document sur le palais végétal d’un artiste « naïf » de Gérone.

Qui est Joseph Pujiula, qu’on appelle aussi « Garrell » ou « le Tarzan de Argelaguer » ?C’est un homme qui a aujourd’hui 79 ans. Depuis 45 ans, il a créé une véritable jungle de tours immenses à partir de branches, au nord de la Catalogne, dans la province de Gérone. Sur le terrain de jeux de son enfance.

Et que cherche-t-il à faire ?Ce labyrinthe privé n’a pas d’autre finalité que lui-même, comme le film que j’ai réalisé sur lui : c’est l’obsession de créer qui est à l’origine de cette « jungle » personnelle.

Comment avez-vous construit le scénario de votre film, Sobre la marxa ? A-t-il collaboré ? Oui, derrière les apparences, c’est un personnage très accessible et nous sommes vite devenus amis. Le tournage s’est étendu sur près de quatre ans. Je tournais, je montais les images et les montrais à Garrell. Puis j’ai fait une découverte qui a tout remis en cause.

Quelle découverte ?Garrell a utilisé ses constructions pour tourner ses propres films. Des vidéos en format amateur VHS, où il se réapproprie le personnage de Tarzan, en compagnie d’un enfant de 14 ans. J’ai été impressionné par ces vidéos, elles aussi tournées juste pour le plaisir. Il s’agissait de documents de piètre qualité technique, mais d’une grande valeur artistique. J’ai été amené à revoir entièrement le script du film, pour incorporer ces VHS au montage. J’ai également introduit des vidéos d’une historienne de l’art brut.

Car Joseph Pujiula est une figure de l’art brut, qu’on appelle parfois « l’art des fous » ?Oui, même si ses labyrinthes végétaux ne sont encore connus que des automobilistes qui empruntent l’autoroute Banyoles-Olot, dans la zone volcanique de la Garrotxa… Ses fabuleux tricotages végétaux ont déjà été détruits trois fois, mais cela ne lui pose aucun problème : ce qu’il aime, c’est créer « sobre la marcha », au fur et à mesure (c’est sa devise). 

C’est aussi pour cette raison qu’il est une figure authentique de l’art brut. Il y a même une spécialiste de son œuvre à l’université de San José, en Californie. Le public français devrait être particulièrement sensible à son œuvre !

Source:http://www.ouest-france.fr/25-ans-de-cinema-espagnol-lhistoire-folle-du-tarzan-catalan-3279069




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