Outsider Art Magazine


lundi 16 mars 2015

EXPOSITION: l'art singulier de Jean-Pierre Nadau à la Villa Tamaris du 21 mars au 17 mai 2015

jean pierre nadau exposition - dessin encre de chine siphon
Voici la première des trois expositions qui annoncent le printemps à la Villa Tamaris centre d’art. Après la prédominance de la couleur avec les expositions de Claude Villat et Gérard Diaz, nous voilà dans un tout autre domaine avec Jean –pierre Nadeau. 


Un univers créé uniquement à l’encre et à la plume sergent Major.
Devant un dessin de Jean-Pierre Nadeau le visiteur est d’abord abasourdi par la prouesse technique puis ensuite happé par tout un monde de détails parfois sorti de la réalité ou de l’imaginaire.

Un univers particulier qui fait voyager et même rire. 


A découvrir sans modération !

Être ou se définir en marge ? Les deux mon général ! Jean-Pierre Nadau dessine depuis près de trente ans inlassablement, irréductiblement, singulièrement, tout en s’inscrivant de plein droit dans un “entre soi”, une confrérie élective ou se côtoient (entre autres) Fred Deux, Davor Vrankik, Chris Hipkiss, Ody Saban, Nick Blinko, Augustin Lesage... et bien sûr Chomo (Roger Chomeaux), le rebelle, l’inespéré inspirateur qui conjuguait le goût et la passion de la sculpture, du dessin, de la peinture avec le sens de la formule : “Je ne suis pas instruit des hommes, je suis instruit du ciel”, “On a le droit de parler que quand on a fait quelque chose”. 

Tous différents, tous inclassables, avec, peut-être, comme dénominateur commun le goût des univers en expansion, extravagants, ludiques, démesurés. Qu’importe ici les classements (art brut ? Neuve invention ?). Tout se joue au niveau des passerelles entre culture savante et culture populaire, de la curiosité pour la création dans ses infinies déclinaisons, du théâtre à la littérature en passant par la musique (Ockeghem, Ennio Morricone, Jacques Thollot, Frank Zappa, Jo Privat, Lovecraft, Raymond Roussel).



Pour Jean-Pierre Nadau, il ne s’agit en aucune façon de transformer sa situation et ses connivences en postures, mais de s’affirmer dans une pratique du noir et blanc, de la trace, de la griffe via la plume sergent-major et l’encre de chine. Le trait relève de l’épure, même et surtout lorsqu’il se déploie dans la démesure d’un univers baroque avec comme non-limite, le all-over, le trop plein. Le monde tel un ouroboros ? Non comme un siphon avec le cercle comme point de départ et principe narratif, dans son développement et son accomplissement. Une spirale, un maelström. L’évolution serpentine d’un Inferno terrestre, une “sociologie cosmique” (Warren Buffet les coffres forts de Satan). 


Face à un dessin de Jean-Pierre Nadau (quelqu’en soit le format, du plus modeste au gigantesque Siphon de 1 200 cm) le regard devient captif. Il circule, culbute, virevolte, s’amuse, se perd, divague, s’inquiète, s’émerveille, s’interroge... Point de répit, point de salut, mais le constat graphique de la condition humaine dans sa dimension dérisoire et tragique. La virtuosité n’excuse pas tout. Elle se doit d’être au service d’un point de vue, d’une vision assumée avec constance, détermination et fougue. Jean-Pierre Nadau possède toutes ces qualités et ces vertus. Elles lui permettent de créer une cosmogonie graphique où s’entrechoquent mythes, histoires, récits, légendes, paysages intérieurs. Le dessein d’un univers définitivement placé sous l’égide de l’Ange du bizarre.

Villa Tamaris
Avenue de la Grande Maison La Seyne-surMer
83500 - La Seyne-sur-Mer
Tél. : 04 94 06 84 00
www.villatamaris.fr

Source: http://www.artcotedazur.fr/actualite,109/exposition,110/jean%E2%80%90pierre-nadau-un-siphon,9786.html



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