Outsider Art Magazine


mercredi 15 octobre 2014

Art brut :Le Heta-Uma, ou l'art du «mal fait bien fait» (MIAM)

Le Musée international de l'Art modeste (Miam), en France, offre un regard panoramique sur ce mouvement né dans les années 1970 en réaction à l'esthétique figé traditionnel japonais.

Quand Hervé Di Rosa, conservateur et créateur du Miam, se remémore son premier voyage à Tokyo dans les années 1980, il évoque «une révélation qui influença durablement son travail».

L'artiste découvre alors une imagerie colorée, «une vraie alternative à la pop-culture anglo-saxonne» avec Goldorak, et un certain Myazaki qui «commence à inquiéter l'Empire Dinsey».

C'est dans une librairie qu'il trouve alors entre des volumes de manga star, les illustrations Heta-Uma, faussement naïves et mal dessinées.

Né dans les années 1970, ce mouvement vient de créateurs japonais qui n'acceptent plus les règles imposées de l'esthétique. Littéralement le Heta-Uma est l'art du «mal fait bien fait». Jouant avec les images populaires, sa technique de réalisation est volontairement maladroite. Son pionnier est King Terry Yumura. Révélé dans la revue Garo, un mensuel de bande dessinée, le mouvement a profondément influencé des illustrateurs alternatifs occidentaux comme Gary Panter.

Les visiteurs de l'exposition seront comme immergés dans une rue de la capitale tokyoïte où les œuvres de plus d'une quarantaine d'artistes seront exposées. Seront aussi montrés des travaux d'artistes proches de l'art brut et l'art populaire comme des jouets, des peintures de freakshow traditionnelles, des vidéos, mais aussi des créations in situ. L'exposition est présentée jusqu'en mars 2015.

source:http://fr.canoe.ca/hommes/culture/archives/2014/10/20141015-103416.html


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