Outsider Art Magazine


vendredi 3 octobre 2014

Art brut: exposition "l'autre de l'art" au LAM (Villeneuve d'Ascq)





L'Autre de l'art


L’exposition L’Autre de l’art propose une relecture transversale de l’art du XXe siècle : l’Occident à la recherche d’une origine de l’art, qui ne lui serait accessible qu’à travers l’Autre, compris dans des acceptions très diverses au fil du siècle. Par une approche transdisciplinaire mêlant art, littérature, ethnologie, cinéma et musique, elle invite à une nouvelle lecture de l’histoire de la création en montrant comment certaines œuvres, réalisées en dehors de contextes habituels (la rue, les hôpitaux, les prisons…), ou par des autodidactes ou des enfants ont bouleversé les pratiques artistiques et fait émerger, dès le milieu du XIXe siècle et tout au long du XXe siècle, différentes figures d’un « autre » de l’art.

L’exposition réunit plus de 400 oeuvres (dessins, peintures, sculptures, films, écrits, documents) au sein d’un parcours thématique en cinq sections et couvre une période s’étendant de la fin du XIXesiècle jusqu’aux années 1970.

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication/Direction générale des patrimoines/Service des musées de France. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État.

L’Autre de l’art bénéficie du mécénat de Vinci.



Parcours de l’exposition1. Anonymes : l’asile, les vies muettesAu cours du XIXe siècle, s’affirme un intérêt de plus en plus marqué pour des productions (dessins, écrits) de malades internés en hôpitaux psychiatriques. Peu à peu, ces productions ne vont plus être vues uniquement comme des éléments permettant une étude de la maladie, mais seront conservées pour leur qualité artistique. À l’initiative de plusieurs médecins, des collections parfois ouvertes au public se constituent dans des hôpitaux, et des publications spécialisées ou de vulgarisation permettent de faire connaître ces œuvres. Toutefois, sous couvert de secret médical, elles sont présentées comme anonymes.



2. Anonymes : les graffitis, la rue, le peupleÀ la fin des années 1920, Brassaï commence à photographier dans les rues les graffitis tracés sur les murs par des mains anonymes. Tout au long du siècle, les allers-retours ne cesseront plus entre la curiosité quasi ethnographique pour ces expressions anonymes, et leur déplacement dans une pratique artistique.



3. L’Enfant : de l’évolution à la transgressionEn 1907, Marcel Réja, nom de plume du psychiatre Paul Meunier, publie L’Art chez les fous, une étude illustrée destinée à un large public pour faire reconnaître une valeur esthétique aux productions des aliénés. Afin de révéler les mécanismes de l’acte créatif, il met en relation l’art des fous avec l’art des « sauvages » et l’art des enfants, à l’expression spontanée. Tout au long du XXesiècle, l’art des enfants intéresse les artistes : dès 1912, dans l’Almanach du Blaue Reiter, des dessins d’enfants sont reproduits ; Paul Klee, Pablo Picasso, Joan Miró ou les artistes de CoBrA les regardent et Jean Dubuffet les collectionne envisageant même de les introduire dans l’art brut.



4. L’Informe et le rythmeDans les tracés informels des dessins automatiques – que ce soient ceux relevant du griffonnage ou des pratiques spirites comme les premiers dessins réalisés par Augustin Lesage, en 1912, ou ceux de Madge Gill –, l’énergie et le rythme peuvent apparaître comme points d’origine de l’œuvre. Une forme est en train de se créer, non encore inscrite dans l’ordre du langage. Une forme qui serait dynamique et source de sa propre mise en forme, renaissant indéfiniment à elle-même.



5. L’Origine de l’art : pierres figures et poésie naturelleDans les années 1860, la découverte d’objets gravés et de peintures pariétales lors de fouilles archéologiques dans le sud de la France apporte une preuve décisive de l’existence d’un art préhistorique et d’un art de l’origine. Presque cent ans plus tard, en 1955, Georges Bataille donnera à son livre La Peinture préhistorique, le sous-titre Lascaux ou la naissance de l’art, trouvant « une secrète parenté de l’art de Lascaux et de l’art des époques les plus mouvantes, les plus profondément créatrices. »



Autour de l'exposition



VISITE COMMENTÉE DE L’EXPOSITIONPar Savine Faupin, commissaire et conservatrice en chef en charge de l’art brut au LaM.

Dimanche 5 octobre 2014, 15 h - Tarifs d’entrée de l’exposition

Sur réservation : +33 (0)3 20 19 68 54 / bvillain@musee-lam.fr







LECTURELecture de textes en lien avec le propos de l’exposition et la question de l’« autre » dans la création artistique.

Dimanche 19 octobre 2014, 15 h - Tarifs d’entrée de l’exposition





JOURNÉE D’ÉTUDE

Sur la question de l’intentionnalité cinématographique
, en partenariat avec le CEAC de l’Université Lille 3.

Jeudi 23 octobre 2014, 10 h > 17 h - Gratuit

sur réservation : +33 (0)3 20 19 68 54 / bvillain@musee-lam.fr



Quel(s) droit(s) pour l’art brut ?

Cette journée, organisée en partenariat avec le CEAC, ouvrira le débat sur la question complexe du cadre juridique dans lequel s’exercent la conservation et la diffusion de l’art brut.

Mardi 9 décembre 2014, 9 h > 18 h - Gratuit

sur réservation : +33 (0)3 20 19 68 54 / bvillain@musee-lam.fr







PROJECTIONProjection de l’adaptation télévisuelle d’Ubu roi d’Alfred Jarry, par Jean-Christophe Averty. Où l’électronique, la déconstruction scénique et les trucages expérimentés par Averty servent la loufoquerie de la pièce de Jarry.

Samedi 25 octobre 2014, 15 h - Tarifs : 5,5 € / 3 €

Dans la limite des places disponibles







SPECTACLE (tout public à partir de 17 ans)

Peter, Ronnie, Joe… and Mary
, Cie Les Héliades

Mary Barnes, infirmière, a quarante-deux ans quand la raison lui échappe avec les premiers signes de ce que les médecins diagnostiquent comme une schizophrénie. Dans sa volonté d’y échapper, elle va rejoindre, à Londres, la communauté fondée par Ronald Laing, « Kingsley Hall », composée de malades, de psychiatres et d’artistes, partageant le même désir d’émancipation et de recherche. Adaptation libre du livre Voyage à travers la folie de Mary Barnes.

Dimanche 2 novembre 2014, 15 h - Tarifs : 10 € / 7 € / 6 € (accès au musée inclus)

Sur réservation : +33 (0)3 20 19 68 54 / bvillain@musee-lam.fr







NUIT ÉTUDIANTEUne soirée entièrement dédiée aux étudiants et à la découverte de l’exposition L’Autre de l’art, avec au programme DJ invité, visites guidées et rencontres artistiques.

Mercredi 12 novembre 2014, 19 h 30 > minuit - Gratuit







CONFÉRENCE

Les Leçons de l’art brut
En partenariat avec Citéphilo. Avec Savine Faupin et Christophe Boulanger, respectivement conservatrice en chef et attaché de conservation pour la collection d’art brut au LaM, et Anne Boissière, professeur de philosophie et d’esthétique à l’Université de Lille 3. Modération : Jean-François Rey, professeur honoraire de philosophie, Président de Philo Lille.

Jeudi 20 novembre 2014, (horaire à préciser) - Tarifs : 5,5 € / 3 €

Sur réservation : +33 (0)3 20 19 68 54 / bvillain@musee-lam.fr



VERNISSAGE ENFANTS (à partir de 4 ans)

En collaboration avec son club des P’tits Amis, le LaM propose aux enfants de se retrouver à l’occasion d’un vernissage exceptionnel mêlant visite de l’exposition, ateliers et quelques surprises !

Mercredi 26 novembre 2014, 14 h - Gratuit

sur réservation : +33 (0)3 20 19 68 69 / ctomczak@musee-lam.fr
  VISITE COMMENTÉE DE L’EXPOSITION
Visite en langue des signes française pour le public sourd et malentendant.

Dimanche 30 novembre 2014, 15 h - Tarif : 5 €

Sur réservation : +33 (0)6 20 04 42 87 / ctomczak@musee-lam.fr

Crédit photo : Affiche-Autre-de-l-art. Gaston Chaissac, Sans titre, vers 1939-1940 © Adagp, Paris 2014. Design graphique : Emmanuel Labard


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